6 – Etat de la dette

Avec mon fils ce we, nous nous sommes aperçus en écoutant les déblatérations médiatiques sur le budget, que la notion de milliard nous était totalement abstraite. Alors nous nous sommes mis en quête d’une nouvelle unité de mesure (après tout, il y a longtemps que les astrophysiciens ne parles plus en km/h !).

Considérant que le salaire net moyen annuel français est de 1605 € (et oui : on est très riches !) :

  • 1 milliard représente 51 921 ans de salaire net annuel, ce qui nous fait remonter au début de la migration de groupes d’humains anatomiquement modernes vers l’Europe à la faveur de l’accélération de la fonte des glaces ;
  • La dette française étant grosso modo de 2000 milliards, elle représente donc 103 842 160 ans de salaire net annuel moyen, ce qui nous ramène au crétacé inférieur, subdivision albien, autrement dit avant la disparition des dinosaures 

Nous avons donc décidé que la nouvelle unité de mesure serait désormais la Lucy : Lucy, comme tout le monde le sait, est le squelette d’un de nos tous premiers ancêtres bipèdes découvert par Yves Coppens en 1974. Ce squelette, selon la méthode de datation au carbone 14, est âgé de 3 200 000 d’années.

La dette de la France est donc de 32,45 Lucy… Et vous trouvez ça drôle ? J

Evidemment, ramener la dette à un seul individu n’est pas la méthode la plus correcte. Soyons sérieux à présent :

Considérant que le nombre d’actifs en France est de 28 000 000, la dette française représente 71 429 € par actif, soit 3,71 ans d’un salaire annuel net moyen exclusivement consacré au remboursement du capital de la dette (sans même compter les intérêts, donc).

Sachant que tout banquier exige que le poids des prêts consentis ne soit pas supérieur à un tiers du salaire, si je devais appliquer la même règle à la dette publique, la capacité moyenne de remboursement d’un actif doit donc être égale par mois au maximum à un tiers de son salaire mensuel moyen, soit 535 €, soit pour faire fondre l’intégralité de la dette publique, 12,5 ans d’endettement au taux de 2% (ce qui vous en conviendrez est un taux raisonnable…)

Continuons le raisonnement (dernière étape, c’est promis). Il ne s’agit pas de faire disparaître l’intégralité de la dette publique : La dette française représente aujourd’hui 90 % du PIB au lieu des 60% imposés par les critères de Maastricht. La dette doit donc dégonfler d’un tiers (1/3 de la dette publique doit disparaître), soit de 666 milliards, soit environ 4 ans d’endettement au taux maximum (535 € par mois toujours à 2%) pour résorber ne serait-ce que le surpoids de dette, sans compter le reste à savoir : les 2 autres tiers, les déficits futurs, etc…

On pourra donc se risquer à avancer que la sortie de la crise de la dette, ce n’est pas pour demain, ni même après demain ! Sauf miracle : explosion de la croissance et/ou de l’inflation, généreux donateur (si, si, c’est possible : rappelons que Pablo Escobar avait proposé de rembourser la dette de la Colombie pour sauver sa tête…)…

 Au boulot !

 

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