Archive pour avril 2010

La Bougonnière

Lundi 26 avril 2010

Samedi 24 avril 2010 

Jean, Marquis de la Bougonnière vient me chercher avec son carrosse en gare de Lisieux sous l’œil bienveillant de Sainte Thérèse. Les terres ne sont qu’à une petite demi heure plus au sud. Le temps est magnifique, les poiriers en fleurs.

 Poirier

 Poirier en fleurs

Sur le chemin, appel de Nathalie : elle aurait bien aimé que Jean soit à ses côtés, car les négociations s’accélèrent. Il est temps de revenir aux affaires !Arrivé à la propriété, je fais enfin la connaissance de Madame Mère. On m’installe dans la chambre de Nadia, celle avec la salle de bain bleue qui parait-il est la même que celle de la maison de monsieur Jeanneret à Poissy. C’est parti pour un grand tour d’inspection ! La maison d’ami est finie. La maison de Fernand est bien avancée : le gros œuvre est achevé, restent les finitions. La chambre du Maître est transformée sans son faux plafond. Une fois les baies installées, ce sera vraiment réussi. La salle de bain gagnée sous le plancher est un peu bas… de plafond ! Jean peste de ne pas avoir été plus vigilant… La toiture du musée est flambant neuf. L’abri qui s’y appuyait sur la façade Nord n’est plus et c’est tant mieux car la vue est à présent dégagée sur l’Ouest : c’est visuellement beaucoup plus agréable quand on arrive. Le gros chantier actuel, c’est le bâtiment agricole au fond. La charpente est prête et n’attend plus que les murs. Encore un mois de travail si tout va bien.

Après le déjeuner, gros cigare en plein soleil. Je parle avec Madame Mère qui s’inquiète pour son fils qui doit faire face en même temps à autant de bouleversements. Première séance de psychanalyse sur le banc : on discute, on marche, on discute… Descente jusqu’au ruisseau du moulin. On s’y voit tellement bien l’été à piqueniquer sur les berges aménagées !! En remontant, mon pied gauche (Ahhh!) s’enfonce dans une tourbe cachée sournoisement sous les herbes folles. Une paire de tennis Nike toute neuve !

Manoir

 Vieux manoir

Jean propose d’aller voir les châteaux environnants. On commence par Grandcamp avec son plan d’eau magnifique. Tout est fermé mais on voit bien que le château est parfaitement bien maintenu. Puis, halte dans je ne sais plus quel manoir entouré de douves. La région est décidemment d’une grande richesse. Retour (on discute, on discute, on discute !!…). Après le diner, démonstration des grandes lumières. La mosaïque s’illumine et on fait le tour du vallon pour voir l’effet que ça fait vue de loin : pas mal ! Si un jour, dans le champ du dessus, il y a la fleur qui marche en 12 mètres de haut, alors là…

Mosaïque éclairée

Malgré un petit souci de chaudière, je passe une bonne nuit. Les clés sont sur la fourgonnette : sur les coups de huit heures moins le quart, je pars donc chercher croissants et pains au chocolat à Vimoutiers. La journée de dimanche, quoi que plus nuageuse sera tout aussi agréable, rythmée de longues discussions, de ballades et d’un gros cigare et de visite des alentours.

Grandcamp

Sur les coups de cinq heures, nous avons la visite de Marc et de toute sa petite famille. J’ai apporté un jeu de badminton pour les enfants et je leur apprends à jouer à l’abri du vent dans le musée qui nous sert de gymnase.

Après une petite dinette gentiment préparée par Madame Mère, retour sur Paris par le dernier train, cramé par le soleil et soulé par l’air normand… et peut être aussi par nos longues conversations qui je l’espère aideront Jean à construire solidement de sa deuxième vie…